Médecine d’urgence
Médecin urgentiste — Nouvelle-Calédonie
Poste permanent de médecin urgentiste en Nouvelle-Calédonie, territoire où 94,1 % des médecins spécialistes exercent dans le seul Grand Nouméa.
Exercer à l’hôpital
En bref — Le Médipôle, à Dumbéa, est le centre hospitalier territorial Gaston-Bourret, hôpital de recours de toute la Nouvelle-Calédonie depuis décembre 2016. Il compte 565 lits et places, plus de 2 000 agents dont 250 médecins et chirurgiens, et reçoit jusqu’à 60 000 passages aux urgences par an (CHT Gaston-Bourret). Un praticien y est payé sur la grille hospitalière du territoire, indexée à 1,73.
C’est le site du centre hospitalier territorial Gaston-Bourret, à Koutio, sur la commune de Dumbéa. Ouvert en décembre 2016, il a remplacé les anciens sites hospitaliers de Nouméa et s’étend sur 90 000 m² et 15 hectares.
C’est surtout l’hôpital de recours de tout le territoire. Aucun établissement équivalent ne se trouve à quelques heures de route : ce qui ne se fait pas ici part en Australie ou en métropole.
Ce sont les volumes d’un centre hospitalier régional de taille moyenne. La différence tient au bassin : ces patients viennent de tout un pays, îles comprises. Le territoire compte 271 médecins pour 100 000 habitants, contre 334 en métropole (DASS-NC / INSEE via l’IEOM, 2022), et 94,1 % des spécialistes exercent dans le Grand Nouméa (DASS-NC / INSEE via l’IEOM, 2019).
Le site regroupe toute la médecine, la chirurgie et l’obstétrique du CHT, en trois pôles cliniques, autour d’un plateau technique commun. Les capacités ci-dessous sont celles que le CHT publie service par service.
| Pôle | Services et capacités |
|---|---|
| Médecine | Cardiologie (18 lits, USIC de 10 lits, coronarographie et angioplastie 24 h/24), neurologie (14 lits et 4 lits d’USINV, thrombolyse), pneumologie (21 lits, EBUS), médecine interne, infectiologie et hématologie (21 lits), néphrologie (12 lits, hémodialyse de 10 postes), oncologie (11 lits, 10 places d’hôpital de jour), diabétologie-endocrinologie (14 lits), gériatrie (18 lits), médecine polyvalente (28 lits), soins palliatifs, hépato-gastro-entérologie (2 salles d’endoscopie, CPRE, écho-endoscopie), consultation douleur |
| Chirurgie | Orthopédie et traumatologie, chirurgie viscérale et bariatrique, ORL et chirurgie cervico-faciale avec implant cochléaire, ophtalmologie, chirurgie vasculaire et thoracique avec bloc hybride, neurochirurgie et rachis, urologie, chirurgie ambulatoire |
| Mère-enfant | Maternité de niveau III (2 200 naissances par an), pédiatrie (44 lits et 6 places de jour), néonatologie (12 places de médecine néonatale, 6 de soins intensifs, 9 de réanimation), assistance médicale à la procréation avec FIV, orthogénie |
| Urgences et soins critiques | Urgences adultes et pédiatriques 24 h/24, UHCD de 10 lits, SMUR avec ambulances et hélicoptère, régulation du SAMU, réanimation et surveillance continue de 29 lits avec ECMO |
| Imagerie | IRM 1,5 T, deux scanners de 64 et 128 barrettes, quatre salles de radiologie numérique, un mammographe, cinq échographes, angiographie et radiologie interventionnelle |
| Biologie | Laboratoire 24 h/24 accrédité ISO 15189, anatomopathologie, transfusion sanguine pour la Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna |
S’y ajoutent huit salles d’opération, une rééducation avec kinésithérapie, ergothérapie et orthophonie, une unité médico-judiciaire, et sur le même site l’Institut Pasteur de Nouvelle-Calédonie et un centre de radiothérapie.
Les blocs sont mutualisés et les distances courtes. Un avis spécialisé se demande en traversant un couloir. Pour un praticien venu d’un CHU éclaté sur plusieurs sites, c’est la différence la plus visible.
Être l’hôpital de recours d’un archipel. Les patients arrivent des dispensaires, de la brousse et des îles par évacuation sanitaire : vol régulier, vol affrété, vol médicalisé ou hélicoptère. Trois effets se font sentir dès les premières semaines :
Quand un soin n’existe pas sur place, le patient part hors du territoire. C’est le cas des grands prématurés qui le nécessitent, transférés vers l’Australie (CHT Gaston-Bourret). Ces évacuations passent par le Contrôle médical de la CAFAT, dont la commission se réunit une fois par semaine (CAFAT).
Une population jeune, marquée par les maladies métaboliques. Le baromètre santé de l’ASS-NC relève environ 38 % d’obésité et plus de 10 % de diabète chez l’adulte (2021-2022). C’est le contexte de la plupart des séjours.
S’y ajoute une épidémiologie absente de métropole. Le dépistage échographique des cardiopathies rhumatismales, fait en CM1 depuis 2008, a examiné 5 008 enfants en 2022 et identifié 89 porteurs d’une cardiopathie rhumatismale chronique (DASS-NC, Situation sanitaire 2022). Leptospirose et dengue font partie du quotidien ; il n’y a ni paludisme autochtone ni rage. Le détail est dans notre article sur les pathologies que rencontre un médecin en Nouvelle-Calédonie.
Presque toutes, de façon durable. Le 27 octobre 2026, le site de recrutement du CHT publiait des postes de praticien hospitalier en néonatologie, en pneumologie et en soins palliatifs, à côté des recrutements paramédicaux et de sages-femmes. Les tensions les plus anciennes touchent la médecine d’urgence, l’oncologie, la gastro-entérologie, la pneumologie, l’ophtalmologie et l’ORL.
La psychiatrie publique, elle, ne se pratique pas au Médipôle : elle relève du centre hospitalier spécialisé Albert-Bousquet, à Nouméa, seul établissement public psychiatrique du territoire (DASS-NC).
MEDI’CAL recrute en continu sur ces 9 profils hospitaliers de l’agglomération. Chaque fiche précise le service, le statut et la date de dernière vérification du besoin.
Médecine d’urgence
Poste permanent de médecin urgentiste en Nouvelle-Calédonie, territoire où 94,1 % des médecins spécialistes exercent dans le seul Grand Nouméa.
Psychiatrie
Psychiatre ou pédopsychiatre en psychiatrie publique à Nouméa, dès six mois de mission, pour des patients venus de toute la Nouvelle-Calédonie.
Neurologie
Poste de neurologue praticien hospitalier dans le Grand Nouméa : neurologie générale, urgences neurovasculaires, EEG et EMG, consultations sur le territoire.
Oncologie
Médecin en service d’oncologie hospitalier dans le Grand Nouméa : prise en charge des patients hospitalisés, CDD d’un an, billet d’avion pris en charge.
Chirurgie vasculaire et thoracique
Chirurgien vasculaire dans un hôpital récent du Grand Nouméa : aorte en ouvert ou endovasculaire, salle hybride, artériopathie. PH, assistant ou remplaçant.
Pneumologie
Poste de pneumologue hospitalier dans le Grand Nouméa, en CDD ou CDI : hospitalisation, consultations et avis, dans un territoire marqué par la tuberculose.
Médecine interne
Médecin interniste hospitalier à Nouméa, en CDD ou CDI : polypathologie, maladies systémiques et auto-immunes, infectiologie tropicale, avis aux services.
Hépato-gastro-entérologie
Hépato-gastro-entérologue (HGE) à l’hôpital, dans le Grand Nouméa : endoscopie, hépatologie, CDD ou CDI, billet d’avion et aide à l’installation.
Médecine vasculaire
Médecin vasculaire à l’hôpital, dans le Grand Nouméa : écho-Doppler, plaies, phlébologie, sans garde ni astreinte. PH, assistant ou remplaçant dès un mois.
Un médecin du Médipôle relève du statut des praticiens des établissements hospitaliers de Nouvelle-Calédonie (délibération n° 139/CP du 26 mars 2004). Un praticien hospitalier de métropole peut venir en détachement pour trois ans, renouvelables deux ans au plus. Il existe aussi un statut d’assistant, sur trois échelons (délibération n° 146/CP du 5 novembre 1991).
La rémunération suit une grille officielle. Le Médipôle étant à Dumbéa, c’est la colonne indexée à 1,73 qui s’applique. Le 1ᵉʳ échelon d’un praticien hospitalier y est de 852 753 F CFP bruts mensuels, soit environ 7 146 € ; celui d’un assistant de 814 164 F CFP, soit environ 6 823 € (Arrêté n° 2017-415/GNC du 14 février 2017, grilles en vigueur depuis le 1ᵉʳ février 2017, consolidé au 23 avril 2025).
Les treize échelons sont sur la grille du praticien hospitalier. Le texte officiel est en francs Pacifique ; l’euro n’est donné qu’en lecture, à la parité fixe de 1 € = 119,3317 XPF (IEOM).
Deux points à savoir. Le praticien peut opter pour un congé de 45 jours consécutifs tous les 24 mois, avec le voyage vers la métropole pris en charge pour sa famille (délibération n° 139/CP, art. 23). Et l’indemnité d’éloignement de la fonction publique d’État ne s’applique pas : elle ne concerne pas un établissement du territoire.
Trois, à lancer plusieurs mois avant l’arrivée :
Les pièces et les délais sont détaillés sur l’inscription à l’Ordre et l’enregistrement des diplômes. Diplômé hors Union européenne ? Une autorisation d’exercice dérogatoire existe. MEDI’CAL vous accompagne dans ces démarches, qui restent à votre nom.
L’hôpital aide à l’installation : logement et voiture de location à l’arrivée, pour une durée qui dépend de celle de votre engagement. Ensuite, la vie se joue dans le Grand Nouméa.
Le reste, du déménagement aux écoles, est dans le guide s’installer en Nouvelle-Calédonie, et la vie avec des enfants dans partir en famille en Nouvelle-Calédonie.
Non. Les urgences reçoivent jusqu’à 60 000 passages par an, mais l’établissement emploie 250 médecins et chirurgiens, répartis entre médecine, chirurgie, mère-enfant, imagerie, réanimation et biologie (CHT Gaston-Bourret). Les besoins portent sur de nombreuses spécialités.
Le Médipôle recrute surtout des spécialistes. Pour un généraliste, les postes les plus nombreux sont en dispensaire, en brousse et aux îles, avec logement de fonction. Dites-nous votre parcours : nous regardons avec vous où il trouve sa place.
Non. Le territoire compte aussi le Centre Hospitalier du Nord, à Koumac et Poindimié avec le pôle sanitaire de Koné, le centre hospitalier spécialisé Albert-Bousquet, seul établissement public psychiatrique, un centre de soins de suite et de réadaptation, une clinique privée et un centre de radiothérapie (DASS-NC).
Oui, souvent. Le Médipôle reçoit les patients évacués des îles et de la brousse. Le praticien les prend en charge, donne des avis à distance aux confrères de dispensaire et travaille avec la régulation médicale, qui décide du mode de transfert.
Non. L’indemnité d’éloignement souvent citée relève de la fonction publique d’État : elle ne s’applique pas à un praticien employé par un établissement du territoire. Le chiffrage qui compte est celui de votre contrat, à faire détailler avant de signer.
Rien ne l’impose, mais c’est le chemin le plus simple. MEDI’CAL connaît les besoins ouverts, présente votre dossier aux structures qui recrutent et vous accompagne dans vos démarches d’Ordre et de DASS-NC. L’accompagnement est 100 % gratuit pour les praticiens.