Questions fréquentes
Toutes vos questions sur l’exercice médical en Nouvelle-Calédonie
En bref — 24 questions-réponses sur l’exercice de la médecine en Nouvelle-Calédonie, réparties en 8 rubriques : diplôme et formalités, rémunération et fiscalité, modes d’exercice, durée des missions, installation, famille, pathologies locales et accompagnement. Chaque réponse se lit seule et renvoie vers le guide qui détaille le sujet.
Diplôme, Ordre, salaire, impôts, logement, famille : les réponses courtes aux questions que les médecins nous posent le plus souvent avant de partir exercer en Nouvelle-Calédonie. Chaque chiffre est suivi de sa source et de son année. Le lien sous chaque réponse mène au guide complet.
Diplôme et formalités
Peut-on exercer en Nouvelle-Calédonie avec un diplôme français ?
Oui. La Nouvelle-Calédonie reconnaît le diplôme d’État français de docteur en médecine, sans équivalence à passer. Les formalités se limitent à l’enregistrement du diplôme auprès de la DASS-NC et, si l’exercice dépasse six mois par année civile, à l’inscription au tableau de l’Ordre des médecins de Nouvelle-Calédonie. En deçà, un médecin établi en métropole fait une simple déclaration préalable à l’Ordre (loi du pays n° 2026-5 du 5 mai 2026).
Les formalités, étape par étape
Faut-il un visa pour travailler en Nouvelle-Calédonie ?
Non, pas pour un ressortissant français. La Nouvelle-Calédonie est une collectivité française du Pacifique : on y entre et on y séjourne librement avec une carte nationale d’identité ou un passeport en cours de validité, sans aucune démarche d’immigration. Les ressortissants étrangers relèvent d’un régime d’entrée et de travail propre au territoire.
La checklist complète de l'installation
Combien de temps faut-il pour obtenir l’autorisation d’exercer ?
Plusieurs semaines pour une mission de plus de six mois par année civile, ou pour une installation. Elle exige le dossier ordinal complet : transfert de votre dossier depuis votre conseil départemental, puis entretien avec un conseiller ordinal avant tout début d’activité. Jusqu’à six mois d’exercice par an, un médecin établi en métropole relève de formalités allégées, sans inscription au tableau de l’Ordre des médecins de Nouvelle-Calédonie (loi du pays n° 2026-5 du 5 mai 2026).
Les formalités selon la durée de la mission
Combien de temps peut-on exercer en Nouvelle-Calédonie sans s’inscrire à l’Ordre ?
Six mois par année civile, consécutifs ou non, depuis la loi du pays n° 2026-5 du 5 mai 2026, contre trois mois auparavant. La règle vaut pour un médecin établi et exerçant légalement en France ou dans un autre État de l’Union européenne, qui adresse une déclaration préalable à l’Ordre des médecins de Nouvelle-Calédonie (article Lp. 4112-5 du code de la santé publique applicable en Nouvelle-Calédonie). Au-delà, ou en cas d’installation, l’inscription au tableau est obligatoire.
Les deux parcours de formalités
Un médecin diplômé hors de l’Union européenne peut-il exercer en Nouvelle-Calédonie ?
Oui, avec une autorisation d’exercice dérogatoire délivrée par arrêté du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, après avis favorable d’une commission d’autorisation d’exercice et sous condition de maîtrise du français (loi du pays n° 2023-8 du 11 août 2023). Elle vaut pour les structures de santé publiques ou chargées d’une mission de service public, et prend fin au plus tard le 31 décembre 2028. La condition de nationalité a été supprimée.
L'autorisation d'exercice des diplômés hors UE
Rémunération et fiscalité
Quel est le salaire d’un médecin en Nouvelle-Calédonie ?
Il dépend de la grille officielle du poste. À l’hôpital, l’arrêté n° 2017-415/GNC du 14 février 2017 fixe les émoluments bruts mensuels d’un praticien hospitalier au 1er échelon à 852 753 F CFP dans le Grand Nouméa, soit environ 7 146 € (grille en vigueur depuis le 1ᵉʳ février 2017). En centre médico-social, la grille du médecin du cadre de la santé fixe le 1er échelon hors Grand Nouméa à 602 362 F CFP bruts mensuels, soit environ 5 048 € (en vigueur au 1ᵉʳ juin 2026). Les deux grilles appliquent un coefficient d’indexation : 1,73 dans le Grand Nouméa, 1,94 ailleurs. Le montant final dépend de votre grade, de votre ancienneté reprise, de votre statut et de votre employeur. S’y ajoutent, selon le contrat, logement, véhicule de service et billet d’avion.
Les grilles officielles, échelon par échelon
Où trouver les grilles de salaire officielles des soignants en Nouvelle-Calédonie ?
Sur ce site, qui reproduit avec leur date d’effet les grilles publiées par la fonction publique de Nouvelle-Calédonie. Trois pages les rassemblent : la grille des praticiens hospitaliers ; celle du médecin du cadre de la santé, qui s’applique en centre médico-social ; celles des vingt-cinq corps de santé (infirmiers, sages-femmes, chirurgiens-dentistes, masseurs-kinésithérapeutes, pharmaciens, aides-soignants). Le calcul est toujours le même : indice majoré × valeur du point × coefficient d’indexation de la commune.
Les grilles de salaire des soignants
Paie-t-on ses impôts en France quand on exerce en Nouvelle-Calédonie ?
Non, pas au-delà de six mois pour un médecin salarié. La Nouvelle-Calédonie a sa propre fiscalité, avec son barème et son administration. Sa direction des services fiscaux retient un seuil de six mois : en deçà, le salarié reste imposé en métropole ; au-delà, il l’est en Nouvelle-Calédonie. Un remplaçant libéral y est imposé dans les deux cas, en bénéfices non commerciaux (régime des non-résidents sous six mois). Vérifiez votre situation avant le départ.
Fiscalité du médecin en Nouvelle-Calédonie
Modes d’exercice
Quelles sont les différentes façons d’exercer la médecine en Nouvelle-Calédonie ?
Il en existe quatre. En centre médico-social, au plus près des populations de brousse et des îles. À l’hôpital, surtout au Médipôle (à Koutio, commune de Dumbéa), au Centre Hospitalier du Nord et au centre hospitalier spécialisé. En libéral, sous statut de patenté. En remplacement, sur des missions renouvelables à partir d’un mois. Le remplacement est la porte d’entrée la plus fréquente pour un premier séjour.
Le guide des quatre modes d’exercice
Qu’est-ce qu’un CMS en Nouvelle-Calédonie ?
Un centre médico-social, ou dispensaire, est la structure de premier recours des communes de brousse et des îles. On y assure consultations, urgences, prévention et suivi materno-infantile, au sein d’une équipe pluriprofessionnelle. La Province Nord en compte 17 (Province Nord). Le médecin y pratique une médecine polyvalente, en autonomie, appuyé par la télémédecine et par la régulation médicale pour les évacuations sanitaires.
Le poste de médecin en dispensaire
Où trouver des informations sur le recrutement dans les dispensaires de Nouvelle-Calédonie ?
Dans les offres de MEDI’CAL, qui publient les postes permanents commune par commune, en brousse comme aux îles Loyauté. Les dispensaires, ou centres médico-sociaux, relèvent des provinces. Elles recrutent des médecins généralistes en continu, en remplacement dès un mois comme en poste durable. Chaque fiche précise l’activité, le logement de fonction, la rémunération sur la grille du médecin du cadre de la santé, les formalités auprès de l’Ordre des médecins de Nouvelle-Calédonie et la date de dernière vérification du besoin.
Peut-on s’installer en libéral en Nouvelle-Calédonie ?
Oui, sous le statut de patenté, avec un conventionnement auprès de la CAFAT. Nouméa, le Mont-Dore, Dumbéa et Païta forment une zone régulée : le conventionnement y est contingenté, via une liste d’attente à renouveler chaque année avant le 31 octobre. Il reste libre partout ailleurs (CAFAT, convention médicale type consolidée au 29 juillet 2025). L’offre est inégale : 246,0 médecins pour 100 000 habitants en province Sud, 123,5 en province Nord, 87,3 en province des Îles Loyauté (DASS-NC, 2015). Comptez plusieurs mois de préparation.
Ce qu’implique une installation libérale
Existe-t-il une aide pour ouvrir un cabinet médical en Nouvelle-Calédonie ?
Oui, en province Sud. La délibération n° 64-2022/APS modifiée accorde 6 000 000 F CFP, soit environ 50 280 €, à un médecin ou un chirurgien-dentiste qui crée son cabinet libéral hors d’une zone du sud et de l’est de Nouméa, versés en trois tiers sur 36 mois. En contrepartie : au moins 32 heures de consultation par semaine. Les demandes se déposent jusqu’au 30 septembre 2027 (montants en vigueur au 6 mai 2026).
L'aide à l'installation de la province Sud
Missions et durée
Quelle est la durée minimale d’une mission de médecin en Nouvelle-Calédonie ?
Un mois, parfois moins pour un remplacement de fêtes. C’est le format d’entrée le plus courant pour un premier séjour ; les missions de trois à six mois sont les plus fréquentes. Attention au billet d’avion : il est en général pris en charge à partir de trois mois de contrat, notamment dans les centres médico-sociaux de la province Sud et des îles Loyauté. En période de forte demande, surtout en août et en décembre, des missions d’un mois l’incluent régulièrement. Un contrat long peut ouvrir des conditions supplémentaires, comme le fret d’un conteneur, selon l’employeur.
Tout sur le remplacement médical
Peut-on revenir chaque année sur la même période ?
Oui, et les structures apprécient ce format saisonnier : un praticien qui revient connaît déjà le territoire, les équipes et les patients. Il convient bien aux médecins retraités en cumul emploi-retraite et aux remplaçants installés en métropole. Signalez-le dès le premier échange, car les plannings se construisent plusieurs mois à l’avance.
Reprendre du service après la retraite
Installation et logistique
Combien de temps dure le voyage jusqu’à Nouméa ?
Environ 24 heures depuis Paris, escale comprise : il n’existe pas de vol direct, et la durée varie selon l’itinéraire. Le décalage horaire est de neuf à dix heures selon la saison. Le billet est en général pris en charge dès trois mois de mission, parfois dès un mois en août ou en décembre. Prévoyez deux à trois jours d’adaptation à l’arrivée : prendre une garde dès l’atterrissage est déconseillé.
Préparer son départ, étape par étape
Le logement est-il fourni aux médecins ?
Oui en centre médico-social : logement individuel meublé, d’une à trois chambres selon les sites, attribué pour la durée de la mission, avec un véhicule de service pour les déplacements professionnels. À Nouméa et à l’hôpital, cela dépend de l’établissement et du contrat. Faites-le préciser avant toute signature.
Le détail des avantages en nature
Peut-on faire venir ses affaires et sa voiture ?
Oui, par fret. Le fret maritime est la solution économique et demande un à deux mois de transit ; le fret aérien est rapide mais coûteux (CHT Gaston-Bourret). Certains contrats longs prennent en charge un conteneur : faites-le préciser par écrit. La douane calédonienne est stricte. Gardez les factures des appareils électroniques récents ; les produits frais sont interdits à l’entrée. Les animaux relèvent d’un protocole sanitaire long et coûteux, à engager très tôt.
Famille et vie quotidienne
Peut-on partir en famille en Nouvelle-Calédonie ?
Oui, et c’est fréquent. L’école suit les programmes de l’Éducation nationale, du primaire au lycée, y compris hors du Grand Nouméa, mais sur un calendrier austral : rentrée à la mi-février, grandes vacances de la mi-décembre à la mi-février (DENC). C’est ce calendrier qui fixe le mois d’arrivée, pas la date du contrat. Un conjoint de nationalité française peut travailler sans démarche particulière, et la couverture santé relève de la CAFAT.
S’installer en Nouvelle-Calédonie
Le coût de la vie est-il élevé en Nouvelle-Calédonie ?
Oui sur les produits importés : alimentation, électroménager et automobile coûtent plus cher qu’en métropole. Le logement pèse bien moins lorsqu’il est fourni. La monnaie est le franc Pacifique, à parité fixe avec l’euro : 1 € = 119,3317 XPF (IEOM), donc sans risque de change. Les grilles publiques sont indexées (× 1,73 dans le Grand Nouméa, × 1,94 ailleurs) et la fiscalité est propre au territoire.
Salaire, indexation et avantages
Santé et pathologies locales
Quelles pathologies rencontre-t-on et qu’on ne voit pas en métropole ?
Surtout le rhumatisme articulaire aigu, la leptospirose, la dengue et la ciguatera. Le RAA touche principalement les enfants de 5 à 14 ans ; il fait l’objet d’un dépistage échographique systématique en CM1 depuis 2008 (DASS-NC, Situation sanitaire 2022). Les pathologies de surcharge sont fréquentes : environ 38 % d’obésité et plus de 10 % de diabète chez l’adulte (ASS-NC, Baromètre santé adulte 2021-2022). Il n’y a en revanche pas de rage, et le paludisme n’existe qu’à l’état de cas importés (DASS-NC, 2022).
Comprendre le système de santé calédonien
Faut-il une formation en médecine tropicale avant de partir ?
Non, aucune formation en médecine tropicale n’est exigée pour exercer en Nouvelle-Calédonie. La plupart des praticiens se forment sur place, appuyés par la régulation médicale, la télémédecine et les protocoles locaux. Lire les recommandations calédoniennes avant le départ suffit pour prendre ses repères. Les échanges avec les confrères et les formations organisées sur le territoire font le reste dès les premières semaines.
Le premier poste d’un jeune médecin
MEDI’CAL et notre accompagnement
L’accompagnement de MEDI’CAL est-il vraiment gratuit pour les médecins ?
Oui, entièrement. MEDI’CAL est rémunéré par les structures de santé qui recrutent, jamais par les praticiens : ni frais de dossier, ni commission, ni abonnement, et aucun compte à créer sur ce site. MEDI’CAL vous propose les postes, présente votre candidature aux structures et vous conseille sur les formalités, l’inscription à l’Ordre, le logement et l’installation en Nouvelle-Calédonie. Les démarches administratives restent à votre nom.
Que se passe-t-il après l’envoi de ma candidature ?
Elle arrive directement chez MEDI’CAL, à Nouméa, et vous recevez un accusé de réception. Vous pouvez y répondre en joignant votre CV. Un échange est ensuite programmé pour cadrer votre projet : profession, durée, zone souhaitée, disponibilité. Réponse sous 48 h ouvrées. Votre candidature n’est transmise à aucune structure sans votre accord.